CHARLES AUGUSTE HERIOT

                   

 

 

Fils de Claude Hériot, né le 2 mars 1826 à Essoyes, Charles Auguste (dit Auguste) quitte son village natal pour Saint Mandé, où son père s'est établi comme marchand de vin.

Il est bientôt attiré par la vie de la capitale, où il travaille comme vendeur. Il fait la connaissance d'un commis dans un magasin (Au Pauvre Diable) : Alfred Chauchard

A l'aide d'un troisième associé (Charles Eugène Faré) ils créent en 1855 une société : Les Galeries du Louvre. Les  bâtiments sont loués à La Compagnie Immobilière de Paris. Ces bâtiments, rue de Rivoli!  sont avant tout un hôtel de grand luxe pourvu, chose innovante, d'ascenseurs.

En 1857, C.E. Faré se retire de l'association.

Ce n'est qu'en 1875 que Hériot et Chauchard deviennent propriétaires des locaux. La société, après 2 ans de travaux dans les bâtiments, prend alors le nom de : Grands Magasins du Louvre. Elle ne disparaîtra qu'au milieu du XXème siècle.

En 1877, un article dans "L'Illustration" fait état de la prospérité du magasin qui occupe désormais non seulement le rez-de-chaussée, mais aussi les deux étages du bâtiment de la rue de Rivoli. Ce magasin <<fait plus de recettes qu'il n'en a jamais fait>>. C'est un magasin de grand luxe, une énorme organisation pour l'époque :

- une voie ferrée parcours l'ensemble des bâtiments, de la manutention des colis jusqu'aux cuisines.

"Visionnaire", il met en place ce que l'on appelle maintenant un restaurant d'entreprise :

-1 500 employés sont nourris par le magasin : 2 chefs, 6 sous-chefs, 14 marmitons et 27 garçons pour le service au réfectoire, 1 sommelier plus ses 3 aides.

- on consomme chaque année : 300 tonnes de pain, 90 tonnes de boeuf, 55 tonnes de mouton, 45 tonnes de veau, 6 tonnes de beurre...

A l'époque, le slogan publicitaire était le suivant : <<Grands Magasins du Louvre, les plus vastes du monde>>, ce qui en dit long sur le faste, la taille du magasin.

A cette époque, Emile Zola le prendra comme héros (Octave Mouret) dans son roman : "Au Bonheur des Dames". Il y est décrit, et c'est la vérité, comme bel homme, un "coureur de jupon" et fêtard, mais présent à 7h1/2 le lendemain matin au magasin.

En 1876, Auguste Hériot fait l'acquisition de 39 m2 au cimetière d'Essoyes, sa ville natale. Il y sera édifié par son frère, sa sépulture qu'il partagera ensuite avec ses parents et son oncle.

 

 

    Le 28 mars 1879, à l'age de 53 ans, Charles Auguste Hériot meurt en laissant une fortune colossale.

 

 

 

Ses 2 maîtresses "attitrées" recevront chacune une rente, son frère Olympe (le commandant Hériot), recevra les trois quart de la fortune, et leur mère, Virginie, le dernier quart.

6 mois plus tard, leur mère meurt à son tour. Olympe se trouve alors à la tête du colossal empire financier édifié en 1/4 de siècle par son frère Charles Auguste.

 

Les funérailles d'Auguste sont à la hauteur de sa fortune et de sa notoriété (elles seront facturées 23 558 francs de l'époque à la famille). Après les funérailles parisiennes, Auguste est acheminé dans sa ville natale d'Essoyes. Il reposera dans la terre de ses ancêtres, terre à laquelle il est resté profondément attaché.

 

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